Ne restez pas seul face aux difficultés

Mis à jour le 06/04/2018

Mal-être, solitude, idées suicidaires… Vous-même ou quelqu’un de votre entourage est en situation de détresse ? La MSA propose un service d’écoute, accessible à tout moment, pour dialoguer anonymement avec des professionnels.

Parlez-en au 09 69 39 29 19

Quels que soient son métier, ses revenus, son environnement familial, son état de santé ou de stress, chacun de nous peut être confronté à des difficultés insurmontables. La souffrance s’installe et on ne peut plus agir comme l'on voudrait. Face à ces risques, le dispositif Agri’écoute, joignable au 09 69 39 29 19 (prix d’un appel local, gratuit depuis une « box »), permet d’échanger anonymement et à tout moment, week-end et nuit compris, avec un professionnel.
 

Il propose de mieux cerner les éléments qui déclenchent le mal-être, et prendre du recul par rapport à une situation difficile. Il aide à mettre des mots sur ses émotions et orienter vers des solutions. Le contact peut être téléphonique, ou en face à face par visio. Il peut s’engager sur un long terme. L’utilisation d’un pseudonyme assure de conserver son anonymat.

L’interlocuteur est un psychologue clinicien formé à l’écoute active. C’est une garantie de sérieux. De plus, il sera toujours respectueux de la confidentialité de l’échange. Avec l’accord de la personne, il peut également faire le lien avec votre MSA lors d’un problème sur un dossier administratif ou d’un besoin d’accompagnement social.

 

Tous sentinelles

Les situations de souffrance sont toujours multifactorielles : un empilement de difficultés financières dans un contexte de crise du secteur économique, avec des problèmes familiaux ou de santé. Les personnes pensent faire face à un naufrage sur tous les plans, à la fois personnel et professionnel. Pour sortir la tête hors de l’eau, une aide extérieure est indispensable.

Chacun d'entre nous peut repérer un proche en détresse. Les évocations plus ou moins directes de l'acte suicidaire et les propos dévalorisants doivent être pris en considération.

Face à une situation difficile, Il est possible d’orienter les personnes en souffrance vers les dispositifs de la MSA, en premier lieu le service Agri’écoute.


 

Vous pouvez également signaler un proche en difficultés auprès de la cellule d’écoute de la MSA Grand Sud par téléphone  04 68 11 77 01. Une personne formée vous écoutera en toute confiance et confidentialité. A défaut, vous pourrez laisser un message et vous serez rappelé rapidement. Vous pouvez également écrire via un mail : ecoute.blf@grandsud.msa.fr

La cellule MSA Grand Sud est composée de spécialistes de l’action sociale, de médecine et de la santé au travail. Elle établit des liens avec les différents services de la MSA pour résoudre les difficultés et travaille en partenariat avec un psychologue. 


L’an dernier, 10 personnes ont pu être aidées, majoritairement des hommes, exploitants, actifs. Ils ont disposé d’un soutien parfois très concret avec l’aide au répit et un remplacement sur leur exploitation pris en charge par la MSA et organisé par le service de remplacement, ou ils ont participé à des actions en groupe sur la santé ou la réorientation professionnelle (avenir en soi).

Aide au répit : éviter le burn-out

En Grand Sud, 44 agriculteurs ont bénéficié l’an dernier d’une aide exceptionnelle au répit, pour s’extraire durant presque 10 jours du stress, de problèmes d’organisation du travail, financiers ou personnels.



Ces bénéficiaires sont majoritairement des hommes, entre 31-50 ans, viticulteurs, maraîchers ou éleveurs. Ils ont pu partir en vacances, se reposer chez eux, ou accompagner des proches lors de soins. Certains ont aussi choisi de participer à des ateliers spécifiques MSA (avenir en soi, coup de pouce connexion,…), groupes de parole. Les services de remplacement ont permis de pallier les absences dans les exploitations.


Bilan : 70,45 % des exploitants agricoles bénéficiaires se disent satisfaits du dispositif, avec des répercussions bénéfiques sur leur moral et leur santé. La MSA recherche actuellement un financement pour maintenir ce dispositif en 2018